Le 03 Octobre 2014

Intermarché Orvault : des ruches sur le toit

Intermarché Orvault : des ruches sur le toit

Intermarché Orvault : des ruches sur le toit

La plupart des Français sont conscients du risque que représente la disparition des abeilles pour l’environnement.  Malheureusement, les chiffres dans ce domaine sont implacables : alors que 80 % des plantes sont pollinisées grâce aux abeilles, l’extinction progressive de celles-ci a causé la disparition de deux tiers des pollens ces quinze dernières années (source : Union nationale de l’apiculture française). Afin de préserver la biodiversité, il faut donc agir vite pour la survie des abeilles. C'est la conviction de Stéphane Houssin, adhérent de l’Intermarché d’Orvault, en Loire Atlantique. Ce dernier a installé des ruches sur le toit de son point de vente. Des combats qui comptent l’a rencontré.

Pourquoi faites-vous de la survie des abeilles votre combat ?

Stéphane Houssin : Parce que nous sommes tous concernés par le sujet ! La meilleure façon de lutter contre cette disparition dramatique est de faire en sorte que chacun puisse agir à son propre niveau. J’ai saisi l‘opportunité de la rénovation de mon point de vente en 2012 pour développer une démarche propice au respect de l’environnement : magasin éclairé par la lumière naturelle, travail sur les espaces verts, notamment à travers l’implantation de plantes mellifères (produisant du nectar à butiner) et exploitation de ruches afin, précisément, de contribuer à préserver cette espèce aujourd’hui menacée de disparition.

Combien de ruches exploitez-vous et depuis quand ?

SH : Depuis juillet 2013, trois ruches ont été implantées de façon progressive sur le toit du point de vente, avec un nombre d’abeilles en augmentation au fil des mois. Elles sont plusieurs milliers aujourd’hui. L’exploitation est prise en charge par un apiculteur, avec lequel nous avions également travaillé en amont pour déterminer le lieu d’implantation des ruches et leur bonne adéquation avec l’ensemble des contraintes existantes, y compris les autorisations administratives. Ce spécialiste nous accompagne tout au long des étapes d’exploitation d’une ruche : production, récolte…

Quelle production attendez-vous et pour quelle exploitation commerciale ?

SH : Elle devrait être de 30 kilos de miel environ par ruche. La première récolte a eu lieu le 3 septembre dernier et nous a donné satisfaction. Nous allons commercialiser ce miel sous la forme de pots de 250 gr. Notre objectif est de faire comprendre à nos clients que ce miel a été produit localement, et même « au dessus de leurs têtes ». Je suis convaincu qu’ils seront très intéressés par l’idée de goûter au « miel de leur quartier ». Pensez donc : ce miel a été butiné dans leurs jardins ! Nous allons faire une communication au niveau du point de vente, en particulier en devant de caisse. 

Comment les clients et vos collaborateurs accueillent-ils la présence de ruches ? 

SH :  J’ai tout de suite affiché des consignes sur la bonne conduite à tenir, bien que nous ayons choisi des espèces non agressives. Vis-à-vis des clients, il m’a semblé primordial de faire de la pédagogie et d’expliquer l’importance de ce type de démarche. Je précise tout de même que personne n’est gêné par les abeilles : ni le personnel dans son travail, ni les clients pendant leurs courses. Les abeilles restent vraiment à leur place et aucune n’est jamais entrée dans le magasin.

Vos projets à moyen terme ? 

SH : Dans un premier temps, je vais attendre les résultats concrets de cette démarche pour la déployer le cas échéant sur mon second point de vente Intermarché à Nantes. En fait, cette première approche a valeur de test et vise, sur le plus long terme, à encourager d’autres adhérents à lancer l’initiative dans leur point de vente. Je suis en effet convaincu que l’adhérent Intermarché a un vrai rôle social à jouer dans le tissu local. Ce n’est pas à nos clients mais à nous de porter ce type de combat ! C’est un engagement de proximité, vis-à-vis des quartiers où nous sommes installés.

 

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